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Shopping iconique dans un décor Tudor
À Londres, Liberty London propose une expérience shopping unique, entre architecture Tudor, savoir-faire textile et sélections pointues.
Shopping iconique dans un décor Tudor
Alena Kravchenko, iStockPhoto
Liberty London se découvre d’abord par sa façade Tudor de Great Marlborough Street, inaugurée en 1924. Le bâtiment, conçu par Edwin T. Hall et son fils, utilise les bois de deux anciens navires de guerre, HMS Impregnable et HMS Hindustan. Arthur Lasenby Liberty imaginait l’ensemble tel un navire amarré dans la ville. À l’intérieur, le lieu évoque une demeure anglaise composée d’atriums, de cheminées monumentales, de boiseries sculptées et de sols en parquet. La lumière descend d’une verrière centrale où se déploie l’un des plus longs lustres d’Europe. Les escaliers grincent légèrement, les galeries se succèdent, des animaux sculptés apparaissent dans les recoins, des portraits des épouses d’Henri VIII ponctuent le chemin. Chaque détail participe à une déambulation chaleureuse, pensée pour installer un rythme calme et inviter à la découverte progressive des étages.
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jethrohealy, Flickr
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Liberty London s’organise sur six niveaux reliés par des escaliers et des passerelles intérieures. Les espaces privilégient des volumes à taille humaine, alternant salles ouvertes et galeries plus confidentielles. Le visiteur circule naturellement entre mode féminine, masculine et enfantine, accessoires, joaillerie, décoration, art de la table et univers saisonniers. Les collections associent maisons internationales telles que Gucci, Prada ou Chloé et propositions propres à Liberty. Les imprimés floraux emblématiques apparaissent sur des foulards, des vêtements, des objets décoratifs et des tissus vendus au mètre. Chaque étage propose une ambiance spécifique, soutenue par le bois, les tapis et les jeux de lumière. La circulation favorise l’exploration libre, propice à la flânerie, à l’observation des matières et à la découverte d’objets choisis pour leur caractère décoratif et leur qualité.
Gryffindor ; Wikimedia
Le beauty hall de Liberty London attire pour son offre pointue en parfums, soins et cosmétiques. Des marques reconnues côtoient des maisons de niche, avec des comptoirs dédiés à des services personnalisés, notamment chez Lisa Eldridge. Plus haut, la mercerie et l’espace tissus constituent un passage emblématique. Liberty y présente ses célèbres imprimés floraux, héritiers des premières soies de Mysore imprimées à la main dans les années 1880. Ces étoffes, devenues signatures, séduisent créateurs, décorateurs et amateurs de projets sur mesure. L’espace Designer Vintage complète l’offre avec des pièces restaurées, sacs Chanel, robes de mariée et vêtements rares, appréciés par les collectionneurs. Chaque zone raconte une facette de l’histoire du lieu, entre héritage Arts & Crafts, influences orientales et création contemporaine.
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Alena Kravchenko ; iStockPhoto
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Liberty London perpétue un récit débuté en 1875. Arthur Lasenby Liberty, formé comme apprenti drapier puis responsable du rayon oriental d’un grand magasin de Regent Street, lança sa propre boutique grâce à un prêt familial de deux mille livres. Son intuition portait sur les objets venus du Japon, de Chine, d’Inde et de Perse, à une époque marquée par l’essor du Japonisme, de l’Aesthetic Movement et de l’Arts & Crafts. Oscar Wilde décrivait déjà Liberty en refuge des acheteurs artistiques. Aujourd’hui, le magasin conserve cette ambition fondatrice. Chaque étage reflète une sélection attentive, mêlant histoire, création et plaisir de la découverte. Liberty London demeure un lieu de passage autant qu’un espace de collection, où le shopping prend la forme d’une promenade culturelle au cœur de Londres.
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L’expérience Liberty London prend forme dès 1875, lors de l’ouverture d’East India House sur Regent Street. Avec trois employés et un prêt de deux mille livres, Arthur Liberty imagine un espace consacré aux objets venus d’Asie : soieries, châles, ornements et pièces décoratives importées du Japon, de l’Inde, de la Chine ou de Perse. Le lieu attire rapidement une clientèle curieuse de formes, de matières et d’esthétiques nouvelles. Liberty organise aussi des mises en scène ambitieuses, dont un village d’artisans indiens présenté en 1885, transformant le magasin en espace de découverte culturelle. Cette approche dépasse la transaction commerciale. Arthur Liberty revendiquait une volonté de créer de nouvelles formes plutôt que suivre celles existantes. Cette vision influence la manière dont les visiteurs circulent, observent et s’approprient les objets. Dès l’origine, l’expérience d’achat repose sur la surprise, l’exploration et le dialogue entre cultures.
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123rf.com
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Les tissus Liberty occupent une place centrale dans l’identité du magasin. Dès les années 1880, la maison développe ses propres imprimés, réalisés à la main sur des soies de Mysore. Ces motifs floraux et graphiques deviennent rapidement reconnaissables et traversent les époques. Dans le magasin, ils apparaissent à plusieurs niveaux, sur les étoffes vendues au mètre, les accessoires de mode, les vêtements, la décoration et certains objets de collection. Cette présence transversale crée une continuité visuelle entre les espaces. Les imprimés racontent l’histoire du lieu autant qu’ils accompagnent les usages contemporains. Collaborations avec des créateurs, déclinaisons saisonnières et applications variées enrichissent l’expérience. Pour de nombreux visiteurs, choisir un tissu Liberty revient à emporter une part tangible du magasin, un fragment de son identité graphique et de son héritage lié à l’Aesthetic Movement et à l’Art Nouveau.
James Petts ; Wikimedia
L’expérience chez Liberty London se construit aussi par l’attention portée aux détails architecturaux. Les boiseries sculptées, les cheminées monumentales, les sols en parquet et les galeries à échelle domestique composent une atmosphère singulière. En circulant, le visiteur découvre des animaux en bois dissimulés dans les escaliers, des plaques commémoratives liées à la Seconde Guerre mondiale et des portraits représentant les épouses d’Henri VIII. Au sommet du bâtiment, une girouette en cuivre doré figure le Mayflower, rappelant l’histoire maritime chère à Arthur Liberty. L’ensemble participe à une narration discrète, intégrée à l’architecture. Le magasin s’appréhende comme un lieu à lire autant qu’à visiter. Chaque étage propose une interprétation différente de cette mise en scène, renforçant l’impression de découvrir une maison chargée d’histoires plutôt qu’un simple espace commercial.
James Petts ; Wikimedia
James Petts ; Wikimedia
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Aujourd’hui, Liberty London conserve sa vocation de lieu de passage et de retour. De nombreux visiteurs s’y rendent pour explorer les étages, observer les sélections et s’imprégner de l’atmosphère, indépendamment d’un achat précis. Les espaces saisonniers, dont la boutique de Noël située au quatrième étage, participent à ce rituel annuel avec décorations, ornements et objets traditionnels. La circulation lente, favorisée par les escaliers et les galeries successives, encourage une relation attentive aux objets. Le magasin rassemble mode, beauté, décoration, tissus et pièces de collection dans une cohérence assumée. Cette approche rejoint l’esprit insufflé par Arthur Liberty, pour qui le commerce constituait un terrain d’expression artistique. Liberty London demeure ainsi un lieu où le shopping prend la forme d’une promenade culturelle, inscrite dans le paysage londonien et dans la mémoire de ses visiteurs.
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